Bandol, village riverain de la Méditerranée, entre Marseille et Toulon, disparaît à la fin de l'Antiquité, suite aux invasions barbares. La population fuit dans les villages de l'intérieur, comme La Cadière. Ce n'est qu'au début de l'époque moderne que Bandol réapparaît : le duc d'Epernon, à la fin des Guerres de Religion, y fait construire un fort qu'Henri IV donne en 1596 comme fief à un valeureux militaire, Antoine Boyer.
Ce dernier est anobli peu après et ses descendants, la famille de Boyer, crée en 1715 un village avec sept familles pionnières. Grâce aux célèbres vins de Bandol (connus à la table de Louis XV), Bandol se développe fortement et comprend 1 200 habitants en 1789.
En 1790, le curé Jean-Baptiste Gardon est élu maire avec 88% des voix (fait unique en Provence). En 1793, s'ouvre à Bandol une section fédéraliste qui soutient la révolte de Toulon. Ses deux responsables, le curé Jonquier et le tonnelier Barthélémy, seront ensuite guillotinés.
Bandol, qui possède un casino, est classé station balnéaire depuis le 3 juillet 1923 et les vins de Bandol sont AOC depuis 1941. Bandol a également un kiosque à musique bâti en 1933 par l'architecte Fleury Linossier.
La population est de 7500 habitants en hiver et plus de 12000 en été. La ville de Bandol est jumelée avec la ville de Nettuno en Italie, la ville de Onex en Suisse et la ville de Wehr-Baden en Allemagne.